Présentation Assemblée des Propriétaires 2018

Pour visualiser le powerpoint diffusé lors de l’Assemblée des Propriétaires 2018, cliquez sur le lien ci-après :   Présentation AP 2018 

Manche Libre du 25 août 2018 :

Ouest-France du 20 août 2018 :

L’ASA Vivre avec la mer, qui regroupe les propriétaires en front de mer à Hauteville-sur-Mer, Montmartin et Annoville, tenait, samedi, son assemblée. L’occasion de revenir sur les mesures de protection de la digue, ainsi que sur la taxe Gemapi, qui s’ajoute à la taxe ASA, déjà versée par les propriétaires.

Taxe Gemapi

Cette taxe fait son apparition sur les feuilles d’imposition, son objectif est de financer la Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations), une compétence donnée par l’État aux communautés de communes. « La fourchette est de 20 à 70 € pour nos propriétés », chiffre Pierre-Marie Lamelliere, président de l’ASA (Association syndicale autorisée), qui regroupe les propriétaires en front de mer à Hauteville-sur-Mer, Montmartin et Annoville . Un des propriétaires s’inquiète : « N’est-ce pas uniquement les communes du littoral qui vont la payer ? » Christian Goux, vice-président à Coutances Mer et bocage (CMB), répond : « C’est une taxe d’État, qui s’étend sur l territoire national, tout le monde sera obligé de la payer » , précisant que la taxe assure aussi le budget pour les ouvrages sur les rivières et les haies.

Taxe ASA

Les propriétaires devront-ils ainsi s’acquitter d’une taxe ASA, ainsi que d’une taxe Gemapi ? La réponse est oui mais « alors que le Gemapi va apparaître sur nos impôts, la taxe syndicale va baisser » , assure Pierre-Marie Lamelliere. Pour preuve : la taxe ASA collectée en 2018 est de 18 523 €, contre 92 304 € en 2016, 55 941 € en 2017. Le devenir de l’ASA a également été abordé. Son existence va perdurer « jusqu’au moins le 1er janvier 2020 ».

Cette taxe Gemapi, dans l’ensemble du territoire, doit permettre à CMB de collecter 800 000 € pour des travaux à venir dans l’année. « Si l’ASA veut continuer à baisser sa taxe par rapport à la taxe Gemapi, il faudra la revoir tous les ans » , souligne Christian Goux.

Rechargement en sable

Cette assemblée de propriétaires a également permis de dresser un bilan de l’année. De mai à juin, quelque 30 000 m³ de sable ont été déversés à la digue des Garennes et à la digue d’Hauteville. Coût total : 103 127 €, dont 14 135 € pris en charge par l’ASA. Une subvention de l’État de 68 751 € et une aide de la commune de 3 052 € complètent le tout. « P lus on montera le niveau de la plage, moins la mer viendra éroder le littoral,   une réflexion est en cours pour un programme à 50 000 m³de sable », estime estime le président du syndicat.

Budget

Au cours de l’assemblée, l’ASA a également présenté ses comptes. Côté recette, trois chiffres : 75 439 € de subventions, 4 200 € de remboursements (sable, TVA) et 18 000 € de taxe, cette taxe que versent les près de 2 000 propriétaires des 930 propriétés de l’ASA. Côté dépense, un chiffre : 138 885 €, incluant 86 000 € de rechargement en sable et 20 000 € de travaux d’entretien. Déficit prévu : 39 570 €. L’ASA étant un établissement public administratif, ses comptes sont validés par le Trésor public et ne font pas l’objet d’un vote des membres de l’ASA.

Passevin et pollution

Deux questions ont été posées lors des questions diverses, sans directement concerner l’ASA. La première portrait sur l’entretien du Passevin, affluent de la Sienne. « C’est la seule rivière française qui appartient à des particuliers et qui n’est pas couverte par des syndicats de rivières » , a répondu Christian Goux, « la communauté de communes envisage de reprendre le syndicat de la Soulle et d’élargir ses actions au Passevin » . C’est à ce jour la seule action de prévue.

La seconde question portait sur la pollution de l’eau, pointée lors de la précédente assemblée générale l’année dernière. « C’est un cogestion CMB et Etat » , reprend Christian Goux. « Un Cotech (comité technique) a été créé avec beaucoup de réunions. La synthèse n’est pas terminée, le préfet suit ça de près et on va être obligé de faire des travaux » , citant ainsi des haies hydrauliques « pour retenir ce qui vient de la terre » . Ronan Fleury, de la DTTM, rappelle que « c’est une surpopulation de la frange littoral qui fait que les stations d’éputation ont du mal à se calibrer entre l’été et l’hiver » . Il précise que des agents de la DDTM ont mené des contrôles pour inciter « fortement » les professionnels à se mettre aux normes. « Des actions sont menées, mais discrètement ».

Fin des travaux de rechargement de sable. Niveau de plage en question.

Ce samedi 2 juin 2018  les derniers tombereaux de sable ont été déplacés. Cette campagne aura duré 3 semaines. Un relevé topographique va être réalisé prochainement. L’évolution de ce dépôt sera ainsi observé. Le niveau de sable se situe autour de 11,50m. 1 m de plus permettrait de protéger  les digues jusqu’à des coefficients 90. C’est une piste à étudier.

 

30 000 m3 de sable disposés sur la plage (Ouest France du 21 mai 2018)

Billy Pierre, chef de chantier de l’entreprise Bouté, fait le point sur les travaux avec Pierre-Marie Lamellière, président de l’association Vivre avec la mer. |

À l’initiative de Vivre avec la mer, association syndicale de défense contre la mer, un rechargement en sable est en train de s’effectuer sur la plage de la commune.

L’initiative

Depuis quelques jours, bulldozer, pelleteuse et camions sillonnent la plage. Devant la digue d’Hauteville, 19 500 m3 de sable vont être déposés, 10 000 m3 devant la digue des Garennes et 500 m3 devant les plages d’Hauteville Sud, soit un linéaire de 1,2 km sur une largeur de 50 m environ.

Ce chantier devrait se terminer début juin. « Le but de ces travaux est de protéger les bases de la digue, explique Pierre-Marie Lamellière, président de Vivre avec la mer, et devant la digue en enrochement devant les Garennes, cet apport massif en sable sera plus efficace que trois dépôts de 10 000 m3 étalés sur trois ans pour absorber l’énergie de la houle. »

Une première

Le sable est extrait au niveau de la zone sud de l’estuaire de la Sienne. « C’est la première fois qu’un tel volume est disposé. Aussi, un suivi topographique par des chercheurs de l’université de Caen va être effectué. » Le suivi sera réalisé pour les zones d’extraction et de dépôt avant et après les travaux.

« Les moyens déployés seront la photogrammétrie par drone pour la zone d’extraction de sédiments avec une précision de 5 cm et le scanner laser terrestre pour la zone de rechargement. Cela ne s’est encore jamais fait. Ce sont des travaux expérimentaux », souligne Pierre-Marie Lamellière.

Car cette opération pilote, si elle aboutissait à des résultats positifs, pourrait ouvrir la voie à des rechargements encore plus massifs : « On pourrait recharger la plage avec, pourquoi pas, 100 000 m3 de sable pour protéger la digue des Garennes. Ce serait la méthode douce. Cela éviterait peut-être de construire en dur une digue reliant la digue d’Hauteville à celle de Montmartin sur environ 300 m. »

Mais, de toute façon, une digue ou un chemin en terre est prévu au-dessus des enrochements pour relier ces deux digues afin de créer un parcours piéton touristique entre Hauteville et Montmartin, depuis la cale sud jusqu’à Montmartin.

Le tout est de savoir si une digue en dur est utile et si les rechargements en sable devant les Garennes arrêtent les assauts de la mer. Les résultats de des recherches de l’université de Caen apporteront sans doute une solution