30 000 m3 de sable disposés sur la plage (Ouest France du 21 mai 2018)

Billy Pierre, chef de chantier de l’entreprise Bouté, fait le point sur les travaux avec Pierre-Marie Lamellière, président de l’association Vivre avec la mer. |

À l’initiative de Vivre avec la mer, association syndicale de défense contre la mer, un rechargement en sable est en train de s’effectuer sur la plage de la commune.

L’initiative

Depuis quelques jours, bulldozer, pelleteuse et camions sillonnent la plage. Devant la digue d’Hauteville, 19 500 m3 de sable vont être déposés, 10 000 m3 devant la digue des Garennes et 500 m3 devant les plages d’Hauteville Sud, soit un linéaire de 1,2 km sur une largeur de 50 m environ.

Ce chantier devrait se terminer début juin. « Le but de ces travaux est de protéger les bases de la digue, explique Pierre-Marie Lamellière, président de Vivre avec la mer, et devant la digue en enrochement devant les Garennes, cet apport massif en sable sera plus efficace que trois dépôts de 10 000 m3 étalés sur trois ans pour absorber l’énergie de la houle. »

Une première

Le sable est extrait au niveau de la zone sud de l’estuaire de la Sienne. « C’est la première fois qu’un tel volume est disposé. Aussi, un suivi topographique par des chercheurs de l’université de Caen va être effectué. » Le suivi sera réalisé pour les zones d’extraction et de dépôt avant et après les travaux.

« Les moyens déployés seront la photogrammétrie par drone pour la zone d’extraction de sédiments avec une précision de 5 cm et le scanner laser terrestre pour la zone de rechargement. Cela ne s’est encore jamais fait. Ce sont des travaux expérimentaux », souligne Pierre-Marie Lamellière.

Car cette opération pilote, si elle aboutissait à des résultats positifs, pourrait ouvrir la voie à des rechargements encore plus massifs : « On pourrait recharger la plage avec, pourquoi pas, 100 000 m3 de sable pour protéger la digue des Garennes. Ce serait la méthode douce. Cela éviterait peut-être de construire en dur une digue reliant la digue d’Hauteville à celle de Montmartin sur environ 300 m. »

Mais, de toute façon, une digue ou un chemin en terre est prévu au-dessus des enrochements pour relier ces deux digues afin de créer un parcours piéton touristique entre Hauteville et Montmartin, depuis la cale sud jusqu’à Montmartin.

Le tout est de savoir si une digue en dur est utile et si les rechargements en sable devant les Garennes arrêtent les assauts de la mer. Les résultats de des recherches de l’université de Caen apporteront sans doute une solution

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