30 000 m3 de sable en plus pour protéger le littoral (Manche Libre du 16 mai 2018)

Pierre Billy, de l’entreprise Boutté, François Dudouit, référent littoral de la Direction du territoire et de la mer, et Pierre-Marie Lamellière, président de l’ASA et 1er adjoint, sur le chantier de rechargement en sable, à Hauteville-sur-Mer (Manche). Les travaux doivent se terminer le mardi 5 juin 2018.

Un nouveau chantier de rechargement en sable a débuté ce lundi 14 mai 2018, à Hauteville-sur-Mer (Manche), afin de protéger le littoral. Les travaux vont durer un mois.

Depuis ce lundi 14 mai 2018, les travaux de rechargement en sable, à partir de l’école de voile jusqu’à la cale de la Bréquette, à Hauteville-sur-Mer (Manche), dans le Coutançais, sur un linéaire de 1,2km, ont débuté.

Un mois de travaux

30 000m3 de sable vont être étalés au pied de la digue de Hauteville et de l’enrochement des Garennes sur une largeur de 50 mètres. « Au plus haut, le sable sera à 90 cm pour finir en pente douce au niveau zéro« , explique Pierre Billy, de l’entreprise Bouté maître d’ouvrage. Les travaux devraient être achevés le mardi 5 juin 2018, nécessitant trois camions, un bulldozer et une pelle à chenille pour récupérer le sable à un kilomètre du rivage.

« Cette méthodologie de protection douce est une première car il n’aggrave pas le système« , explique François Dudouit, collaborateur à la Direction départementale du territoire et de la mer (DDTM). Ce dernier estime qu’il pourrait devenir un modèle et juge que les volumes restent relativement modestes.

« Notre objectif, c’est la protection des personnes »

Président de l’Association syndicale autorisée (ASA) et premier adjoint de la commune, Pierre-Marie Lamellière rappelle que cette phase est transitoire après l’enrochement et un premier rechargement en sable. Il adhère à la position de la DDTM : « Notre objectif, c’est la protection des personnes. Si cette méthode suffit, on en restera là. » Ce qui signifie que la digue de jonction entre Hauteville et Montmartin est pratiquement condamnée. L’État prend à sa charge 80 % du montant des travaux qui s’élève à 100 000 €, le reste financé par l’ASA et la commune.

Manche : à Hauteville, le projet de « digue-promenade » fait débat

président de l’association syndicale autorisée « Vivre avec la mer » et 1er adjoint au maire de Hauteville-sur-Mer (Manche), Pierre-Marie Lamellière ne veut pas laisser dire que la digue de jonction est pratiquement condamnée.

– Jean-François Leroy

Le 19 mai 2018 à 17:08

A Hauteville-sur-Mer (Manche), les travaux de rechargement en sable pour protéger le littoral ont débuté le lundi 14 mai 2018. Mais le projet de « digue-promenade » de jonction entre Hauteville et Montmartin-sur-Mer n’est pas définitivement condamné. Explications.

Lors des travaux de lancement de l’opération de rechargement en sable au pied de la digue de Hauteville-sur-Mer (Manche) et du camping des Garennes, lundi 14 mai 2018, François Dudouit, le référent de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) avait annoncé que des méthodes douces seraient privilégiées pour la défense contre la mer : « Notre objectif, c’est la protection des personnes, pas l’aménagement d’infrastructures touristiques.« . A la question : « Et la digue-promenade de jonction entre Hauteville et Montmartin ?« , François Dudouit a répondu qu’il « serait plus judicieux d’aménager une promenade derrière la dune. »

La digue-promenade pas encore condamnée

Devant l’éventualité d’un renoncement des services de l’Etat à financer la construction de cette digue-promenade, Pierre-Marie Lamellière, président de l’ASA (association syndicale autorisée) et 1er adjoint au maire, a réagi : « Bien entendu la protection des personnes est une priorité et à ce titre nous partageons totalement la position de la DDTM. Il n’en demeure pas moins que notre mission en tant qu’ASA est de protéger les biens. A ce titre les travaux en cours vont dans le bon sens. L’avenir nous dira s’ils suffisent. On parle dès à présent de volume encore plus important nécessaireLe projet de digue reste pleinement d’actualité tant qu’une solution alternative robuste ne sera pas démontrée. Nous travaillons dans ce sens. On ne peut donc pas dire que la digue de jonction est pratiquement condamnée. »

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